Le projet Télé en séries en quelques mots

De Dexter à Breaking Bad, de 19-2 à The Walking Dead, la série télévisée constitue une forme narrative unique qui fait vibrer de façon singulière la sensibilité contemporaine. Pensons au nombre croissant de chaînes spécialisées dans la diffusion de séries de fiction (dont HBO, Space et Séries+), aux cotes d’écoute record des épisodes finaux de séries comme M*A*S*H (125,6 millions de téléspectateurs), au grand nombre de séries piratées qui circulent sur la toile (en 2012, des épisodes de la série Game of Thrones ont été téléchargés plus de 4 millions de fois) ou à la spectaculaire mobilisation de fans désirant sauver une série en danger (en témoignent les 40 000 livres de noix envoyées à la chaîne CBS lors de l’annulation de Jericho). Forme fictionnelle emblématique du début du 21e siècle, dont les créateurs explorent les frontières grâce aux nouvelles plateformes technologiques qui multiplient les possibilités formelles, la série télévisée se présente comme une production artistique de qualité, qui gagne à être envisagée à la lumière d’une multitude de disciplines et d’approches. Dotée d’une popularité qui lui confère le statut de phénomène culturel d’importance, la série télévisée constitue un agent de cohésion sociale particulièrement efficace : sa forme basée sur la récurrence, son accessibilité, son aptitude à pénétrer l’intimité du spectateur et sa facture sérielle, caractérisée par la création répétée de suspense, en font un objet culturel fédérateur de lien social, au cœur de maintes conversations, initiées autant sur les lieux de travail que sur les forums Internet.

Pourquoi écoute-t-on autant de séries télévisées? Comment expliquer l’attrait mondialement répandu pour les séries américaines? Que nous apprend la série télé, ce miroir déformant, des sociétés qu’elle met en scène et de leurs questionnements idéologiques, politiques et sociaux? C’est à ces questions que tente de répondre le projet Télé en séries, sous la direction du professeur Simon Harel (Université de Montréal) et des jeunes chercheurs Jérôme-Olivier Allard (Université de Montréal), Elaine Després (Université de Bretagne occidentale) et Marie-Christine Lambert-Perreault (Université du Québec à Montréal).

La programmation du projet s'article en quatre volets : 1) le colloque international Télé en séries, tenu à l'Université de Montréal en mai 2014, 2) la série de trois émissions Colloque Télé en séries, réalisée par Frédéric Dallaire et diffusée par Canal Savoir, 3)  l'exposition Mondes des séries télé (commissariée par Marta Boni), qui s'est tenue du 30 novembre 2015 au 29 février 2016 à l'Université de Montréal et 4) une publication à paraître chez XYZ en 2017.


Exposition Mondes des séries télé : fans, personnages et univers imaginaires des fictions télévisuelles contemporaines

30 novembre 2015 - 29 février 2016
Pauline Pourailly
De Twin Peaks à Féminin/Féminin, en passant par The X-Files, Buffy the Vampire Slayer et The Big Bang Theory, les séries télé investissent l’espace muséal ! Le 30 novembre à 17 h aura lieu à l’Université de Montréal le vernissage de l’exposition Mondes des séries télé, commissariée par la professeure Marta Boni, avec le soutien du Carrefour des arts et des sciences de l’Université de Montréal (Pauline Pourailly), et supervisée par le comité responsable du projet Télé en séries (Simon Harel, Jérôme-Olivier Allard, Elaine Després et Marie-Christine Lambert-Perreault). Consacrée à l’exploration des univers imaginaires des fictions télévisuelles contemporaines, l’exposition, multimédiatique et interactive, met en valeur des extraits cultes, des objets de collection, des éléments de décor, des portraits de personnages fictionnels marquants, de même que des artéfacts créés par des fans.
Mondes en séries
Les récits sériels télévisuels partagent avec tout récit le pouvoir de créer des univers imaginaires. Ces mondes, qui nous parviennent depuis le petit écran ou notre ordinateur et dans lesquels nous sommes invités à plonger, constituent des espaces fictionnels habitables — réservoirs d’images, de personnages, d’intrigues, d’atmosphères et de décors — que nous pouvons explorer et même cartographier.

La perspective choisie pour cette exposition est historique et pragmatique. Les fictions sérielles sont insérées dans un contexte historique et leurs usages, leur réception et les cultures qu’elles véhiculent sont mis en valeur. Les récits sériels télévisuels y sont présentés comme des objets complexes ayant des formes spécifiques, et comme des mondes à explorer que les téléspectateurs s’approprient par des réécritures et des transformations créatives.

Le corpus comprend une variété de séries contemporaines diffusées depuis les années 1990 sur la scène québécoise ou à l’international (notamment aux États-Unis). Volontairement élargi, il se veut représentatif du potentiel transnational et transculturel de création de mondes des programmes sériels. Une sélection de webséries québécoises récentes témoigne en outre de l’évolution des formats sériels à l’ère des nouveaux médias.
UNe programmation en trois volets
Dans le cadre de l’exposition Mondes des séries télé, la notion de « création de mondes » est abordée par l’entremise de trois volets : les univers imaginaires, les personnages-mondes et les mondes cultes.

1. Univers imaginaires
Paratextes officiels, collections de fans et figurines évoquent les espaces fictionnels ou les hétérotopies issues du panorama sériel qui invitent les téléspectateurs à s’immerger dans un univers autre. Des costumes originaux et des éléments de décor témoignent du fait que les séries deviennent des « mondes meublés » (Eco) desquels il est possible d’extraire des objets iconiques dotés d’une identité forte, même dans un contexte non lié au récit. Les œuvres et produits dérivés (romans, affiches, tasses, etc.) montrent le potentiel de prolifération de ces séries dans la culture populaire et, dans certains cas, attestent des stratégies transmédiatiques choisies par les producteurs.

2. Personnages-mondes
Certains personnages emblématiques arrivent à incarner l’essence de la fiction télévisuelle, et même à s’autonomiser par rapport à elle, jusqu’à devenir eux-mêmes des mondes, des êtres emblématiques de la culture contemporaine, que chacun connaît même sans avoir été fan de la série. Une vingtaine de fiches-personnages numériques permettent aux visiteurs d’en apprendre davantage sur Marie Lamontagne, Columbo, Daenerys Targarien, Walter White, Ally McBeal, Dexter, Anne Fortier, Don Draper, Lisa Simpson et plusieurs autres.

3. Mondes cultes
Partagées, résumées, décortiquées ou dilatées, les œuvres sérielles deviennent des espaces de discours, des mondes élastiques, habités par leurs usagers. Les artéfacts produits par les fans (vidéos parodiques, hommages, fan art, fanfictions, cartes géographiques) témoignent du fait que les téléspectateurs cherchent parfois à s’approprier un monde pour en proposer des usages inédits, des réécritures et des transformations qui contribuent à la circulation des mondes sériels et qui confirment leur rôle culturel pour une communauté, souvent transnationale.
Équipe
Concept et commissariat de l’exposition : Marta Boni
Gestion de Mondes des séries télé : Marta Boni et Pauline Pourailly
Direction du projet Télé en séries et supervision de l’exposition : Jérôme-Olivier Allard, Elaine Després, Simon Harel et Marie-Christine Lambert-Perreault
Soutien à la recherche scientifique : Pierre Chabot, Camille Chameau-Martinez, Larissa Christoforo, Elsa Fortant et Sarah Jalbert
Rédaction des textes : Marta Boni
Édition et révision des textes : Jérôme-Olivier Allard et Marie-Christine Lambert-Perreault
Prêts d’artéfacts : Avanti Ciné Vidéo, Médiathèque de la Bibliothèque des lettres et sciences humaines de l’Université de Montréal, Alexandra Gervais et Patrice Lussier
Graphisme : Camille Chameau-Martinez (ligne du temps) et Pauline Pourailly
Technique audiovisuelle : Patrick Nadeau
Mise en réseau informatique : Djouer Hanifi
Montage : Pauline Pourailly
Impressions : Pazazz
Remerciements : Cinémathèque québécoise, Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal, Geekbecois. Culture Geek de Montréal et du Québec, Audrey Bélanger, Miryam Bouchard, Carolyne Boucher, Jean Gagnon, Marina Gallet, François Lalande, Monic Lamoureux, Eric Piccoli et Chloé Robichaud
Mondes des séries télé : fans, personnages et univers imaginaires des fictions télévisuelles contemporaines
Vernissage : 30 novembre à 17 h
Exposition : 30 novembre 2015 - 29 février 2016 ; entrée libre du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h
Université de Montréal
Carrefour des arts et des sciences
Laboratoire civilisations et cultures Marius-Barbeau
Pavillon Lionel-Groulx, local C-2081
3150, rue Jean-Brillant
Montréal (Québec), H3T 1N8
Renseignements et demandes médiatiques
Coordonnatrice aux expositions au Carrefour des arts et des sciences (UdeM) : 
Pauline Pourailly : pauline.pourailly(a)umontreal.ca

Émissions Colloque Télé en séries - Canal Savoir

Pourquoi écoutons-nous autant de séries télévisées, que ce soit au petit écran ou sur le web? Quels personnages, figures et mythes mettent-elles en scène? Que nous apprend la série télé, ce miroir déformant, des sociétés qu’elle représente? Les trois épisodes de la série Colloque Télé en séries, qui seront diffusés sur les ondes de Canal Savoir dès mai 2015, tentent de répondre à ces questions.

Réalisée par Frédéric Dallaire et produite par le comité responsable du projet Télé en séries (le professeur Simon Harel et les jeunes chercheurs Jérôme-Olivier Allard, Elaine Després et Marie-Christine Lambert-Perreault), cette série d’émissions montre des extraits des conférences présentées lors du colloque international éponyme – qui a rassemblé en mai 2014 près de 70 conférenciers canadiens et étrangers au Carrefour des arts et des sciences de l’Université de Montréal –, de même que des entrevues inédites menées en marge du colloque par l'équipe de captation et l'animateur Stéphane Garneau dans la camionnette du Laboratoire sur les récits du soi mobile.


SURVOL DES ÉPISODES
Horaire de diffusion par Canal Savoir
*Les émissions sont aussi disponibles en vidéo sur demande.

Épisode 1 « De la fascination populaire à l’observation critique »
La série télévisée fait vibrer de façon singulière la sensibilité contemporaine. Cet épisode interroge la fascination qu’éprouvent les spectateurs pour cette forme cyclique misant sur l’anticipation des possibles jusqu’à une inévitable clôture, de même que les motivations qui poussent les chercheurs à en faire un objet d’étude et un outil pédagogique. Le cas exemplaire de la série Breaking Bad sert à alimenter de multiples réflexions, notamment en ce qui a trait à l’éthique.
Visionnez en ligne 

Épisode 2 « Personnages, mythes et représentations »
Des Girls au gangster Tony Soprano, de Sherlock Holmes aux survivants de The Walking Dead, en passant par les Cylons de Battlestar Galactica, les séries télé donnent à voir des personnages et des figures, réalistes ou fantaisistes, qui marquent l’imaginaire. Cet épisode étudie ces protagonistes parfois inspirés de mythes, que le spectateur se plaît à aimer ou à haïr, et qu’il admet dans son intimité souvent durant plusieurs années.
Visionnez en ligne

Épisode 3 « La série télé, reflet de quelle(s) société(s)? »
La série télé est une forme du quotidien qui nous plonge dans la familiarité, tout en nous invitant à découvrir une altérité linguistique, culturelle ou sociale. Ce dernier épisode montre que les séries télé, qu’elles soient historiques ou de genres, mettent en scène les introspections de communautés complexes et plurielles. Il y est enfin question de la temporalité de la série télé, des liens qu’elle entretient avec le cinéma, de même que de ses auteurs et de ses publics.

REMERCIEMENTS
Les responsables souhaitent remercier chaleureusement les personnes suivantes pour leur précieuse contribution aux émissions : Antoine Amnotte-Dupuis (captation et montage), Simon Bellefleur (musique), Francis Binet (montage), Boris Est (captation, signature graphique), Charlotte Gagné-Dumais (captation, montage et mixage), Stéphane Garneau (animation), Ariel Harrod (mixage), Pierre Lavoie (captation) et Mathieu Li-Goyette (captation).

Le projet Télé en séries a reçu le soutien de Canal Savoir, du Centre interuniversitaire d'études sur les lettres, les arts et les traditions (CÉLAT), du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) et de l’Université de Montréal (Département d’histoire de l’art et d’études cinématographiques; Département de littérature comparée; Faculté des arts et des sciences; Laboratoire La création sonore; Laboratoire sur les récits du soi mobile; Vice-rectorat aux relations internationales, à la Francophonie et aux partenariats institutionnels).


RENSEIGNEMENTS
Horaire de diffusion télé par Canal Savoir
Accès en vidéo sur demande

Colloque Télé en séries. De la fascination populaire à l'observation critique

Événement inaugural du projet, le colloque Télé en séries, qui s'est tenu du 22 au 24 mai 2014 au Carrefour des arts et des sciences de l'Université de Montréal, avait pour objectif d’initier une réflexion originale sur la série télévisée contemporaine, une forme narrative complexe et variée, diffusée sur une multitude de supports et faisant l’objet d’un engouement singulier. Au programme de l’événement, auquel ont pris part près de 70 chercheurs et créateurs canadiens et internationaux, étaient prévues deux conférences d’honneur de Martin Winckler (écrivain en résidence, Université McGill) et Jean-Pierre Esquenazi (Université Lyon 3), des dizaines de conférences classiques et éclair de spécialistes comme Donna Andreolle (Université du Havre), Marta Boni (Université de Montréal), Sarah Hatchuel (Université du Havre) et Isabelle Veyrat-Masson (Centre national de la recherche scientifique), ainsi qu’une table ronde consacrée aux productions québécoises et animée par Stéphane Garneau (ICI Radio-Canada), avec les auteurs Pierre-Yves Bernard (Minuit le soir, Dans une galaxie près de chez vous), François Létourneau (Série noire, Les Invincibles), Frédéric Ouellet (Les rescapés, Grande Ourse) et Jean-François Rivard (Série noire, Les Invincibles). La série télévisée a été envisagée, lors de ces journées de réflexion, à partir de ses particularités formelles, des enjeux thématiques qu’elle convoque et des divers corpus qui caractérisent l’offre contemporaine.

PROGRAMME DU COLLOQUE
Pour consulter l'appel à communications, cliquez ici.

LE JEUDI 22 MAI 2014
Carrefour des arts et des sciences de l'Université de Montréal

8h30 Accueil - Laboratoire civilisations et cultures Marius-Barbeau C-2081 / C-2083

Conférence d'honneur 1 - Salle multifonctionnelle C-3061
9h00 Mot de bienvenue des organisateurs (Simon Harel et Marie-Christine Lambert-Perreault)
9h10 Mot de bienvenue de Gérard Boismenu, Doyen de la Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal
Président de séance : Daniel Weinstock (Université McGill)
9h25 Martin Winckler (médecin, romancier, essayiste et critique de séries télé) : « Comment j’ai appris à écrire (des romans) avec Urgences (ER) et à enseigner (l’éthique biomédicale) avec Dr House (House, M. D.). »
10h25 Pause - Laboratoire civilisations et cultures Marius-Barbeau C-2081 / C-2083

Séance 1A : Éthique et violence - Salle multifonctionnelle C-3061
Présidente de séance : Elaine Després (Université de Bretagne occidentale)
10h45 Mouloud Boukala (CÉLAT-Université du Québec à Montréal) : « Le meurtre en série comme forme de socialisation: une analyse simmelienne de Dexter »
11h05 Pierre Barrette (Université du Québec à Montréal) : « La mort dans la balance. Walter H. White (Breaking Bad) et la question éthique »
11h25 Martin Gibert (Université McGill) : « Breaking Bad : Comment devenir (un) méchant? »
11h45 Discussion

Séance 1B : Formes et plateformes - Salle de conférences multimédia C-2059
Présidente de séance : Séverine Barthes (Université Sorbonne Nouvelle)
10h45 Véronique Madelon (Université de Franche-Comté) : « Potentialités du format série : de la structure des saisons à l'implication du téléspectateur » (conférence Skype)
11h05 Stéphane Benassi (Université Lille 3) : « La matrice comme programme esthétique de la fiction télévisuelle plurielle »
11h25 Clément Combes (COSTECH à l'Université de Technologie de Compiègne) : « Regarder des séries aujourd'hui: du rendez-vous télévisuel à la “télé à la carte”, et retour »
11h45 Discussion

12h00 Lunch - Laboratoire civilisations et cultures Marius-Barbeau C-2081 / C-2083

Séance 2 : Séries télé de genres - Salle multifonctionnelle C-3061
Président de séance : Bernard Perron (Université de Montréal)
13h30 Mathieu Pierre (Université Paris-Est) : « Buffy the Vampire Slayer et le principe de réalité »
13h40 Florent Favard (Université Michel de Montaigne Bordeaux 3) : « La série feuilletonnante de science-fiction : le retour du cycle »
13h50 Marc-Antoine Lévesque (Université de Montréal) : « American Horror Story : quand l'exemplarité américaine est une histoire d'horreur »
14h00 Discussion
14h25 Pause - Laboratoire civilisations et cultures Marius-Barbeau C-2081 / C-2083

Séance 3A : Science-fiction - Salle multifonctionnelle C-3061  
Président de séance : Jérôme-Olivier Allard (Université de Montréal)
14h45 Mehdi Achouche (Université Stendhal Grenoble 3) : « Le démiurgisme de la série télévisée : le cas de Battlestar Galactica et de la science-fiction télévisée »
15h05 Elaine Després (Université de Bretagne occidentale) : « Le posthumain qui voulait devenir un homme : les limites du corps et la vie quotidienne dans Dark Angel et Battlestar Galactica »
15h25 Emmanuelle Caccamo (Université du Québec à Montréal) : « Post-cyberpunk sériel, une acculturation au transhumanisme? Étude sémiotique de la web-série H+: the Digital Series »
15h45 Discussion
16h00 Pause
16h10 Chantal Wionet (Université d'Avignon) : « Examen de Torchwood : de la série comme art de contrebande»
16h30 Marc Ross-Gaudreault (Université du Québec à Montréal) : « Stargate SG-1, ou le succès sériel de la science-fiction dure »
16h50 Discussion

Séance 3B : Esthétiques sonore et musicale Salle de conférences multimédia C-2059
Président de séance : Dominic Arsenault (Université de Montréal)
14h45 Jérémy Michot (Université Rennes 2) : « Forme musicale et sérialité : l'exemple de Lost » (conférence Skype)
15h05 Andréane Morin-Simard (Université de Montréal) : « Du leitmotiv horrifique à la chanson populaire: reprises musicales dans American Horror Story »
15h25 Annick Girard (Collège militaire royal de Saint-Jean) : « Musique originale et variations sur un thème de Nicolas Maranda dans Minuit, le soir et 19-2 : une esthétique du motif en mosaïque »
15h45 Sébastien Roldan (Université de Strasbourg) : « Le "faux-pas" de 19-2 : quand une série sort de la sérialité »
16h05 Discussion



LE VENDREDI 23 MAI 2014
Carrefour des arts et des sciences de l'Université de Montréal

8h45 Accueil - Laboratoire civilisations et cultures Marius-Barbeau C-2081 / C-2083

Conférence d'honneur 2 - Salle multifonctionnelle C-3061
Présidente de séance : Sarah Sépulchre (Université catholique de Louvain)
9h00 Jean-Pierre Esquenazi (Université Lyon 3) : « La politique des séries »
10h00 Pause - Laboratoire civilisations et cultures Marius-Barbeau C-2081 / C-2083

Séance 4A : Crimes et enquêtes - Salle multifonctionnelle C-3061
Présidente de séance : Ariane Hudelet (Université Paris Diderot)
10h20 Fabienne Claire Caland-Rouby (Université de Montréal) : « Élémentaire, mon cher Jekyll. Quand la BBC revisite deux mythes littéraires »
10h40 Katerine Gagnon (Université du Québec à Montréal) : « Retour sur le topos de l'écrivain criminel dans la série policière Law and Order: Criminal Intent »
11h00 René Lemieux (Université du Québec à Montréal) : « Pédagogie de la scène de crime : prendre la médecine légale de CSI comme réflexion épistémologique »
11h20 Discussion

Séance 4B : Politique et culture américaine Salle de conférences multimédia C-2059
Présidente de séance : Sarah Hatchuel (Université du Havre)
10h20 Donna Andreolle (Université du Havre) : « Échos et reprises de la banlieue dans The Middle»
10h40 Benoît Morissette (Université de Montréal) et Frédéric Mercure-Jolette (Université de Montréal) : « Un artéfact de théorie politique? Organisations, pouvoir et politiques publiques dans le Baltimore de la série The Wire»
11h00 William S. Messier (Université du Québec à Montréal) : « Roughing It. La frontière et le langage dans Deadwood »
11h20 Discussion

12h00 Lunch - Laboratoire civilisations et cultures Marius-Barbeau C-2081 / C-2083

Séance 5 : Théorie et société - Salle multifonctionnelle C-3061
Président de séance : Pierre Barrette (Université du Québec à Montréal)
13h15 Maxime Labrecque (Université de Montréal) : « Destins croisés : le genre choral à la télévision et au cinéma»
13h25 Barbara Lopes (Université du Québec à Montréal) : « La série Bref, ou la fiction télévisée et l'Internet à l'heure de la convergence »
13h35 Audrey Bélanger (Université de Montréal) : « Sherlock : comment la diffusion influence-t-elle la sérialité»
13h45 Mathieu R. Grenier (Université de Montréal) : « South Park, notre guide sociologique? »
13h55 Discussion
14h25 Pause Laboratoire civilisations et cultures Marius-Barbeau C-2081 / C-2083

Séance 6A : Zombies - Salle multifonctionnelle C-3061  
Présidente de séance : Marie-Christine Lambert-Perreault (Université du Québec à Montréal)
14h45
Mélissa Boudreault (Université du Québec à Montréal) : « The Walking Dead : L'apocalypse jour après jour»
15h05 Christophe Becker (Université Paris 8) et Nathalie Montoya (Université Paris Diderot) : « We are the Dead. La satyre de la société britannique contemporaine au travers de la figure du zombie dans Dead Set de Charlie Brooker »
15h25 Aurélie Chevanelle-Couture (Université McGill) : « Le présentisme hartogien dans Walking Dead »
15h45 Discussion
16h00 Pause
16h10 Jérôme-Olivier Allard (Université de Montréal) : « In the Flesh : zombies, ostracisme et altérité »
16h30 Bernard Perron (Université de Montréal) : « Telltale's The Walking Dead et la sérialité mise en jeu »
16h50 Discussion

Séance 6B : Culture, identité, représentation Salle de conférences multimédia C-2059
Président de séance : Simon Harel (Université de Montréal)
14h45 Isabelle Veyrat-Masson (Centre national de la recherche scientifique) : « Un village français: une série sous contrôle historique »
15h05 Heloïse Boudon (Institut Français de Presse) et Katharina Niemeyer (Institut Français de Presse) : « Les enjeux de l’adaptation télévisée : Les Invincibles de Montréal à Strasbourg »
15h25 Isabelle St-Amant (Université du Manitoba) : « Minisérie dramatique et événement politique: Indian Summer: The Oka Crisis »
15h45 Denise Helly (Institut national de la recherche scientifique) : « L'imagerie des musulmans et non-musulmans dans La petite mosquée dans la prairie »
16h05 Discussion


LE SAMEDI 24 MAI 2014
Carrefour des arts et des sciences de l'Université de Montréal

8h45 Accueil - Laboratoire civilisations et cultures Marius-Barbeau C-2081 / C-2083

Séance 7A : Auctorialité et finalité - Salle multifonctionnelle C-3061
Président de séance : Stéphane Benassi (Université Lille 3)
9h00
Ariane Hudelet (Université Paris Diderot) : « La série et ses auteurs : l'exemple de The Wire »
9h20 Chloé Conant-Ouaked (Université de Limoges) : « Cinéma, l'horizon indépassable? Le recours aux réalisateurs de films »
9h40 Vladimir Lifschutz (Université Lumière Lyon 2) : « Series Finale : enjeux et théories d'un compromis moderne...»
10h00 Gilles Magniont (Université Bordeaux 3) : « La fin des séries : une nécessaire mélancolie »
10h20 Discussion

Séance 7B : Genre et sexualité Salle de conférences multimédia C-2059
Présidente de séance : Marta Boni (Université de Montréal)
9h00 Stéfany Boisvert (Université du Québec à Montréal) : « Les discours identitaires masculins dans les séries télévisées nord-américaines contemporaines »
9h20 Martine Delvaux (Université du Québec à Montréal) et Élise Desaulniers (auteure) : « Girls. Un peu de pornographie... »
9h40 Séverine Barthes (Université Sorbonne Nouvelle) et Sarah Sépulchre (Université catholique de Louvain) : « Le marché du sexe dans les séries contemporaines : représentations, personnages, histoires populaires »
10h20 Discussion

10h40 Pause - Laboratoire civilisations et cultures Marius-Barbeau C-2081 / C-2083

Séance 8A : Psychanalyse, rêve et oralité - Salle multifonctionnelle C-3061
Président de séance : Germain Lacasse (Université de Montréal)
11h00 Sarah Hatchuel (Université du Havre) : « Rêves de fiction dans les séries télévisées américaines : l'exemple des Sopranos (HBO, 1999-2007) »
11h20 Marie-Christine Lambert-Perreault (CÉLAT-Université du Québec à Montréal) : « Le festin de Thanksgiving des Gilmore Girls »
11h40 Simon Harel (CÉLAT-Université de Montréal) : « Les mots, plus que les images dans In Treatment »
12h00 Discussion

Séance 8B : Le comique Salle de conférences multimédia C-2059
Présidente de séance : Donna Andreolle (Université du Havre)
11h00 Carmélie Jacob (Université du Québec à Montréal) : « Rire devant la violence: le comique infantile du corps morcelé dans Happy Tree Friends »
11h20 Marta Boni (Université Jean Moulin, Lyon 3) : « Raising Hope : politique et empathie »
11h40 Daniel Weinstock (Université McGill) : « Peut-on être comique sans être drôle? Le cas de Louie »
12h00 Discussion

12h15 Lunch - Laboratoire civilisations et cultures Marius-Barbeau C-2081 / C-2083

Table ronde « Les séries télé au Québec » - Salle multifonctionnelle C-3061
13h30 Animée par Stéphane Garneau (ICI Radio-Canada), avec Pierre-Yves Bernard (auteur, Minuit le soir, Dans une galaxie près de chez vous), François Létourneau (auteur et comédien, Série noire, Les Invincibles), Frédéric Ouellet (auteur, Les Rescapés, Grande Ourse) et Jean-François Rivard (auteur et réalisateur, Série noireLes Invincibles)
14h50 Pause - Laboratoire civilisations et cultures Marius-Barbeau C-2081 / C-2083

Séance 9 : Productions québécoises (19-2) - Salle multifonctionnelle C-3061
Président de séance : 
Mouloud Boukala (CÉLAT-Université du Québec à Montréal)
15h10 Germain Lacasse (Université de Montréal) et Yves Picard (Collège André-Laurendeau) : « Fiction télévisuelle québécoise. Temps-oralité et modernité »
15h30
Stéphanie Vallières (UQAM) : « Flic, phallus et fusil : l’arme à feu dans la série télévisée 19-2 »
15h50
 
Discussion
16h00
 Mot de clôture des organisateurs (Jérôme-Olivier Allard et Elaine Després)



Les organisateurs (Jérôme-Olivier Allard, Elaine Després, Simon Harel et Marie-Christine Lambert-Perreault) aimeraient souligner la contribution remarquable des collaborateurs associés à l'événement.
Accueil : Charlotte Brady-Savignac et Pier-Anne Lussier
Soutien technique : Pierre Lavoie et Patrick Nadeau
Signature visuelle : Boris Est
Mille mercis!

Retombées médiatiques

Exposition Mondes des séries télé

Charpilloz, Pierre (entrevue avec Jérôme-Olivier Allard, Marta Boni et Marie-Christine Lambert-Perreault), « Les séries télé à l’université », Quartier libre, 9 décembre 2015. En ligne

Pogonat, Catherine, Dessine-moi un dimanche, ICI Radio-Canada Première, 29 novembre 2015. En ligne

Quotidien gratuit Métro, Montréal, n°2015-12-02, p. 30. En ligne


Colloque Télé en séries. De la fascination populaire à l'observation critique

Désautels, Michel (entrevue avec Jérôme-Olivier Allard et Marie-Christine Lambert-Perreault), Désautels le dimanche, ICI Radio-Canada Première, 25 mai 2014. En ligne

Dubuc, Étienne et Jean-François Lépine (entrevue avec Elaine Després), Les Geeks ont raison, CISM 89,3 FM, 21 mai 2014. En ligne

Garneau, Stéphane (entrevue avec Jérôme-Olivier Allard et Marie-Christine Lambert-Perreault), « Les séries télé qui vous font vibrer », Samedi et rien d'autre, ICI Radio-Canada Première, 5 mars 2014. En ligne

Gosselin, Charles-Antoine (entrevue avec Jérôme-Olivier Allard, Elaine Després, Simon Harel et Marie-Christine Lambert-Perreault), « Plein feu sur les séries télé », Quartier Libre, 23 mai 2014. En ligne

Hébert, Christine (entrevue avec Marie-Christine Lambert-Perreault), « Mission Accomplie Pour Télé En Séries », Syndrome Magazine, 26 mai 2014. En ligne

Hébert, Christine, « Les Séries Télé Au Québec : Un Compte-Rendu », Syndrome Magazine, 27 mai 2014. En ligne

Leydier Fauvel, Charlie, « Politique et culture des séries télévisées », Le Blik, 30 mai 2014. En ligne

Sauvé, Mathieu-Robert (entrevue avec Jérôme-Olivier Allard et Simon Harel), « La série télé fait vibrer la sensibilité contemporaine », Journal Forum, 31 mars 2014, p. 8. En ligne, PDF

Appel à communications - Colloque Télé en séries

Colloque Télé en séries 
De la fascination populaire à l'observation critique
Montréal, 22 au 24 mai 2014

Responsables
Jérôme-Olivier Allard (UdeM), Elaine Després (UBO), Simon Harel (UdeM) et Marie-Christine Lambert-Perreault (UQAM)

Premier grand colloque québécois dédié aux séries télévisées contemporaines, Télé en séries souhaite poser les fondements d’une réflexion actuelle sur les fictions épisodiques de toute provenance géographique en privilégiant une variété d’approches théoriques. Au programme de l’événement sont prévues diverses activités de création et de réflexion, en plus des nombreuses conférences, qui prendront la forme 1) de communications classiques de vingt minutes, 2) de communications éclair de cinq minutes et 3) de commentaires d’épisodes. Réalisés en soirée devant public, en solo ou en équipe, les commentaires d’épisode reproduiront, dans une formule libre et moins académique, l’esprit des commentary tracks intégrées aux versions DVD de plusieurs séries. Les chercheurs souhaitant prendre part au colloque sont priés d’envoyer leurs propositions de communication par courriel aux organisateurs avant le 15 avril 2013. Les propositions devront contenir les renseignements suivants : le type de conférence prévu (classique, éclair ou commentaire), le titre de la présentation, un résumé d’environ 250 mots, les titres de la série en version originale et de l’épisode qui feront l’objet du commentaire (le cas échéant), ainsi qu’une brève notice bio-bibliographique de quelques lignes.

Problématique
Que l’on parle de fictions épisodiques (Buxton), de fictions plurielles (Bénassi), de fictions télévisuelles (Jost) ou de genre sériel (Esquenazi), la série télé est une forme narrative unique qui semble faire vibrer de façon singulière la sensibilité contemporaine. Si la télévision n’a pas tué le cinéma, tout comme celui-ci n’avait pas tué le livre, les grands films qui marquent le XXIe siècle se font rares et les séries semblent de plus en plus à même d’être les témoins de l’imaginaire historique (Buxton) et de marquer leur époque de manière pérenne. Si la série télé partage avec le cinéma sa forme plastique, c’est la temporalité qu’instaure la sérialité qui la rend unique et lui offre la possibilité d’explorer ce qu’aucune autre forme fictionnelle ne peut aborder avec autant de pertinence : le quotidien d’une société dans la durée. Tout comme les romanciers réalistes français qui aspiraient à reproduire le réel au XIXe siècle ou les romanciers américains qui rêvent toujours de leur great american novel, les séries télé du XXIe siècle contribuent à construire une fresque narrative et visuelle d’une société infiniment complexe et plurielle, tout en variant les formes et les sous-genres. Car la série télé permet à la fois l’introspection et la critique sociale, le réalisme et la représentation allégorique.

Pour François
Jost, le succès mondial des séries télés tient essentiellement au sentiment de familiarité qu’elles parviennent à susciter chez les spectateurs, malgré leur extranéité (altérité linguistique, culturelle, sociale), et ce, grâce à trois ouvertures : l’actualité, qui peut se présenter sous la forme d’une dispersion ou d’une persistance, l’universalité anthropologique et la médiatisation. Pour lui, « la force des séries américaines est de combler deux aspirations contradictoires : l’envie d’explorer le nouveau continent, […] et, en même temps, de trouver dans ces mondes construits la familiarité rassurante d’une actualité qui est aussi la nôtre, […] et, enfin, des héros qui, comme le téléspectateur, accèdent à la vérité par l’image plus que par un contact direct. » (Jost, 2011, p. 16) De son côté, Jean-Pierre Esquenazi suggère que c’est la capacité des séries à faire partie du quotidien de leur auditoire et la facilité avec laquelle il est possible d’en discuter qui les rend aussi rassembleuses : « en d’autres termes, la première grande réussite du genre sériel, c’est d’être parvenu à nous proposer des mondes fictionnels qui réussissent à partager notre intimité. » (Esquenazi, 2009, p. 8)

Si plusieurs chercheurs
(Aubry, Bouchard, De la Garde, Demers, Desaulniers, Eddie, Legris, Méar, Nguyên-Duy, Soares de Sousa) se sont intéressés à l'importance du téléroman dans la culture populaire québécoise, l’étude de la série télévisée contemporaine semble encore embryonnaire au Québec lorsqu'on la compare aux recherches qui ont cours depuis plusieurs années dans les départements américains d’études culturelles et de media studies ou dans les départements de communication et d’anglais des facultés françaises. Pourtant, le public québécois est au rendez-vous, les médias commentent les séries télé de façon ponctuelle et les universitaires en font leur plaisir coupable et le sujet d’innombrables discussions informelles. Il incombe à présent de se pencher sur cette forme narrative unique, d’y réfléchir plus en profondeur et de proposer des analyses soutenues. À l’instar de David Buxton, nous pensons qu’il faut s’éloigner des simples descriptions de contenu, éviter « l’accumulation de détails empiriques [qui] tend vers l’érudition descriptive au détriment d’une analyse critique » (Buxton, 2010, p. 6), pour s’intéresser à la forme et à l’idéologie, parce que « c’est en aimantant des débats politiques et esthétiques qu’une forme culturelle gagne ses lettres de noblesse. » (Ibid., p. 7)

À l’occasion de ce premier événement académique québécois dédié aux séries télé contemporaines, nous ne souhaitons pas d’emblée limiter notre objet d’étude afin de favoriser l’émergence d’un portrait des diverses avenues de recherche qui pourront être explorées dans un futur rapproché. Toutes les approches sont les bienvenues, qu’il s’agisse de critiques idéologique, esthétique, thématique, psychanalytique, sémiotique ou culturelle. Nous pourrons ainsi chercher à définir la série télévisée et ses enjeux, les formes et les genres qui la caractérisent, interroger la réception dont elle fait l’objet (qu’on pense par exemple au phénomène culte), les spécificités de sa création et de sa production, discuter les motifs thématiques ou formels qui font retour de manière récurrente dans ses manifestations récentes (par exemple la représentation du
posthumain, de la cuisine, des figures de l’horreur, etc.), analyser les fins de séries (ouvertes, précipitées ou ratées), et évaluer la série télévisée sous les angles de l’interculturalité (adaptations, traductions, transferts culturels) ou de l’intermédialité (diversité et mobilité des supports). Si les séries américaines contemporaines occuperont certainement une place de choix dans nos discussions (la production anglo-saxonne faisant l’objet d’une réception populaire particulièrement favorable à l’échelle mondiale depuis une dizaine d’années), aucune limitation nationale du corpus n’interdit aux conférenciers de s’intéresser aux séries québécoises, britanniques, françaises ou autres. Toute fiction ayant été diffusée depuis 2000 sur une chaîne télévisée constitue un objet d’étude admissible (incluant tous les sous-genres qui peuvent émerger des formes théoriques que sont la série et le feuilleton, voir Bénassi, 2000). 

Bibliographie sélective
Aubry, Danielle. 2006. Du roman-feuilleton à la série télévisuelle. Bern : Peter Lang.
Benassi, Stéphane. 2000. Séries et feuilletons TV. Pour une typologie des genres fictionnels. Liège : CEFAL.
Buxton, David. 2010. Les séries télévisées : Forme, idéologie et mode de production. Paris : L'Harmattan.
Carrazé, Alain. 2007. Les séries télé, l'histoire, les succès, les coulisses. Paris : Hachette.
Esquenazi, Jean-Pierre. 2009. Mythologie des séries télévisées. Paris : Cavalier Bleu.
Jost, Francois. 2011. De quoi les séries américaines sont-elles le symptôme ?. Paris : CNRS.
Moran, Albert. 2009. TV Formats Worldwide: Localizing Global Programs. Bristol / Wilmington : Intellect Books.
Saint-Gelais, Richard et René Audet (dir.). 2007. La fiction, suites et variations. Québec : Nota Bene / Rennes : PUR.
Saint-Maurice, Thibaut de. 2010. Philosophie en séries saison 2. Paris : Ellipses.
Sepulchre, Sarah (dir.). 2011. Décoder les séries télévisées. Bruxelles : de Boeck.
Winckler, Martin. 2001. Les miroirs de la vie : Histoire des séries américaines. Paris : Le Passage.

Renseignements